en ces derniers soirs de mars, j’entends battre mon sang dans ma tête
mes parois intérieures se contractent au son d’un appel venant
qu’on me délaisse de force sur un champ de bataille! où l’animosité est passée
je me dois d’être prêt pour me lancer dans l’armée
et que dire à celui qui me demanderait qui je suis?
simplement lui mentir en me mettant dans la peau d’autrui
quand est-ce que ma colère pourra-t-elle transpirer? lorsque mon corps en aura assez de s’en gouinfrer?
mes pieds trainent une boule de plomb qu’eux seuls trouvent légère
je veux me réveiller armé de grenades à déclenchement rapide
qu’on me jette dans une fosse aux lions où à l’instant même je saurai quoi faire
me faire rêver d’être élu à juger plausibles les faits d’un meurtre fratricide

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